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Une invitation au Voyage
musical… Un périple à la rencontre des diversités du Monde.
Du vieux
continent, l’Europe,
nous découvrirons un patrimoine culturel souvent méconnu,
celui du « peuple celte », pour constater avec le Galicien
Carlos Núñez et sa légendaire gaïta que celtique peut rimer
avec Ibérique, tradition avec innovation. Tout à côté, au
Portugal, l’audacieuse et poétique Misia propose un
fado réinventé, interprété par une voix unique. Après
le vent d’ouest, un vent d’est soufflera : la musique
tzigane sera à l’honneur avec Urs Karpatz (Roumanie)
et Harri Stojka (Autriche), cette tradition musicale
inventive et virtuose qui tout à la fois reflète et recrée
les musiques que le peuple rom a rencontré sur son chemin.
L’Asie, ce continent
des origines, sera également représentée dignement. D’abord
le sous-continent indien, avec le qawwâli du maître
indo-pakistanais Asif Ali Khan, qui marche sur les
pas du regretté Nusrat Fateh Ali Khan, monstre sacré qui a
fait connaître à travers le monde cette expression du
soufisme dont les origines remontent au XIIIème siècle.
L’Asie mineure et centrale ensuite, avec deux traditions de
musiques chantées : classique persane, avec le bouleversant
musicien iranien Alireza Ghorbani, qui caresse une
musique délicate et raffinée, transmise par tradition
orale ; populaire et savante avec la diva d’Ouzbékistan
Monâjât Yulchieva, dont le registre d’alto
somptueux donne aux mélodies classiques une nouvelle
profondeur.
Au
croisement des régions, entre magie des notes et rêve
d’Orient : l’istanbuliote Halil Karaduman, l’un des
plus grands joueurs de qanun au monde, nous fera le
plaisir de son retour en terre tunisienne et de sa fidélité
au festival ; et une halte en Syrie où l’exceptionnelle
cantatrice internationale Loubana Al Quntar met tout
son art et son savoir au service du Chant classique arabe.
L’Afrique enfin.
Celle, lointaine et océane du Cap Vert, où Gabriela
Mendès nous transportera sur ses îles battues par le
vent, métissées de fado et bercées de saudade.
Le Maroc sera chanté en « langue gnawa » par les
Gnawa Home Songs et leurs chants intimistes et profonds.
Leur musique entre poly-rythme et polyphonie rappelle que
chez les Gnawa l’Africanité est plus forte que
n’importe où au Maghreb. Et la Tunisie bien sûr, pour
renouer avec un patrimoine musical divers et profond,
oscillant entre chants populaires ruraux et citadins,
profanes et dévotionnels. Un patrimoine perpétué par la
Troupe de Mustapha Ben Romdhan, ou revisité par la
nouvelle « voix du terroir », Zohra Lajnef, héritière
du riche et foisonnant patrimoine des chants de la région de
Gafsa.
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