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Née au milieu des montagnes du Sud Tunsien, dans le village
d’Esswinia, Zohra Lajnef a grandi sous l’autorité d’un
maître de chant : sa propre mère, dont la voix exprime à
elle seule le riche et foisonnant patrimoine des chants de
la région de Gafsa, chants solennels ou chants collectifs de
femmes, ceux qui marquent les fêtes, célèbrent l’amour, la
nature, la beauté féminine, évoquent des contes légendaires.
Cette éducation a guidé le parcours de Zohra, qui dès ses
années de Lycée s’imprègne de la musique classique
tunisienne et orientale, apprend le luth, fait le tour des
festivals de chants de sa région. Mais c’est à une carrière
de violoniste qu’elle se destine pourtant quand elle intègre
à Tunis l’Institut Supérieur de Musique. Le retour au chant
sera progressif : la Rachidia (Malouf Tunisien) puis la
Troupe de Musique Arabe dirigée par Mohamed Saada et surtout
sa participation à la BO du film « Le chant de la Noria » de
Abdellatif Ben Ammar qui la révèle au grand public. Un
passage mémorable au Festival international de Carthage lui
ouvre grande les portes des plus importants festivals en
Tunisie et des opportunités de se produire à l’étranger.
Zohra renoue avec son héritage musical, fait de sa mère, la
grande Fattoum, son inspiratrice et sa conseillère
artistique, interprète de son timbre envoûtant les plus
beaux classiques arabes. Mais ouverte à la rencontre, elle
intègre de nouveaux instruments comme le saxophone, le piano
ou la batterie, flirte avec l’esprit Jazz et le rock,
entreprend un travail d’arrangement et d’orchestrations
nouvelles pour « relire », actualiser musicalement des
chants séculaires, tout en leur conservant fidèlement leur
authenticité profonde, riche, surprenante.
Formation :
Zohra Lajnef : chant
Khaled Gaddeh : gasba
Abdelaziz Chérif : contrebasse
Anis Klibi : violon
Rochdi Dabech : percussion
Abdallah Yahia : chant
Othman Sowa : bendir & chant
Omar Adala : percussion
Le spectacle :
Le spectacle est un périple musical constitué
d’une série de formes puisées dans le répertoire musical
populaire. Les chansons dites « mahfel », « ne’jaa » et «nejma
» mettent l’accent sur les improvisions vocales (dites «
mleli » ou « targ »), entrecoupés de pièces majeures de la
poésie populaires. Enrichi par des chants puisés dans le
répertoire de la confrérie des Qadrya à Gfasa, Le spectacle se
veut aussi une tentative de mise en exergue des principaux
traits de la personnalité de la femme rurale : force de
caractère, fierté, silence et quête incessante de liberté…
Ajel wjib dwya (patrimoine : répertoire de la confrérie
Qadrya)
Ya Dherwat- al Maani (Patrimoine : répertoire de la
confrérie Qadrya)
Jmalha yrabbakh (Chanson)
Guebli (Targ – Improvisation chantée)
Errym (Chanson)
Tallit (Chanson)
Salhi (Targ)
M’lalia (Improvisation)
ِChema (Chanson)
Segouh R’hal (Malzouma)
Zinek Ajib (Chanson)
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